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Nouvelle parution

“Chantier pour une archivistique depuis l’exploitation. Notes de recherche 2”


par Y. Lemay, A. Klein, A. Winand, S. Côté-Lapointe et W. Yoakim

Téléchargeable en accès libre ici : http://hdl.handle.net/1866/22701

Résumé : “Quelle serait l’archivistique si on la concevait depuis l’exploitation ? En se proposant de répondre à cette question, nous cherchons à mettre en évidence les divers aspects à prendre en considération dans une approche de la discipline selon l’exploitation. Notre démarche collaborative s’inscrit dans le deuxième objectif du projet de recherche « De la diffusion à l’exploitation : nouveau regard sur l’archivistique », à savoir enrichir la conception des archives en fonction de l’exploitation. Un glossaire, qui regroupe les définitions des termes en lien avec l’exploitation, est à même d’offrir une vue d’ensemble de cette nouvelle approche. Par ailleurs, suite à l’exposition « Conrad Poirier, photoreporter (1912-1968) » soulignant l’entrée dans le domaine public de l’œuvre du photographe montréalais, nous avons choisi d’inclure de ses photographies ainsi que des œuvres produites à partir de celles-ci par Simon Côté-Lapointe à nos propos. Ce faisant, nous visions à ce que les photographies puissent faire image à nouveau, à rendre tangible l’exploitation des archives.”

Symposium du GIRA

Les inscriptions pour le 8e symposium du Groupe interdisciplinaire de recherche en archivistique (GIRA) “État, conditions et diffusion de la recherche en archivistique” sont maintenant ouvertes. 


Vendredi 30 novembre 2018, de 8h à 17h

Local C-3061, Carrefour des arts et des sciences, Pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal

Événement gratuit, inscription obligatoire.

J’y présente une communication avec mes collègues Laure Guitard, Annaëlle Winand et Cécile Gaiffe intitulée “La contribution actuelle de la recherche doctorale en archivistique à l’Université de Montréal”.

Résumé 

Auparavant plus associée à une pratique professionnelle, la discipline archivistique s’est considérablement développée au Québec à travers la recherche universitaire. En témoigne le programme de doctorat à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI), créé en 1998 et dont la première thèse portant sur un sujet relatif à l’archivistique a été octroyée en 2005. Les projets de recherche en archivistique des actuels doctorants ou récents docteurs de l’EBSI reflètent le dynamisme de cette discipline et la multiplicité des avenues de recherche qui en découlent. Ils illustrent la diversité des méthodes et théories mises en œuvre et offrent un aperçu des avancées de la discipline. Ces projets démontrent l’importance du rôle de la recherche en archivistique, en particulier au Québec. C’est dans cette perspective globale que sont abordées chacune des recherches qui touchent des sujets aussi divers que le rôle de médiateur sémantique de l’archiviste, l’organisation et la diffusion des archives audiovisuelles, l’archive judiciaire comme document numérique ainsi que les pratiques filmiques en marge de l’archivistique. Ces recherches doctorales ont en commun leurs relations avec d’autres disciplines et champs d’études en dehors de l’archivistique. Elles témoignent des évolutions de la contribution québécoise à l’archivistique actuelle.

Pour en savoir plus : http://gira-archives.org/activites/8e-symposium-2018/

Inscription ici : https://www.eventbrite.ca/e/billets-8e-colloque-du-groupe-interdisciplinaire-de-recherche-en-archivistique-50531180120

Ce colloque du GIRA se veut un forum de discussion et de réflexion sur des sujets susceptibles d’apporter un éclairage nouveau aux thématiques et questions suivantes :

 1. L’état de la recherche en archivistique : Existe-t-il aujourd’hui des « nouveaux » champs ou préoccupations de la recherche en archivistique et de la recherche sur les archives? Où se trouve la frontière entre la recherche en archivistique et la recherche sur les archives? Qu’est-ce qui est stable, qu’est-ce qui émerge et qu’est-ce qui est remis en question dans les champs de recherche en archivistique? À l’ère numérique, où se trouve l’expertise des chercheurs en archivistique ? Dans quels secteurs sont-ils recherchés? Quelle est l’originalité de la recherche en archivistique par rapport aux autres disciplines qui s’intéressent à l’archive?

2. Les conditions de la recherche en archivistique : Sous quelles conditions est réalisée la recherche en archivistique? Par quels acteurs? Quel portrait peut-on dresser d’un chercheur en archivistique? Dans un contexte d’académisation de la recherche en archivistique, quel rôle jouent les institutions nationales et les organismes subventionnaires? Quel impact ont les sources de financement sur les orientations de la recherche en archivistique?

3. La diffusion et l’exploitation de la recherche en archivistique : Quelles sont les retombées scientifiques, professionnelles et sociales de la recherche en archivistique? Les archivistes se sentent-ils interpellés par les résultats de la recherche en archivistique? La recherche en archivistique est-elle pertinente aux yeux des archivistes professionnels, ou aux yeux d’autres acteurs? Existe-t-il des moyens de faciliter la diffusion et la mise en valeur de la recherche en archivistique?

Article sur les facettes et les archives

La notion de facettes appliquée aux archives : un outil pour faciliter l’organisation et la diffusion  


Article paru dans Arbido, la revue professionnelle suisse pour les archives, bibliothèques et centres de documentation.

Résumé

La notion de facettes permet de représenter de façon multidimensionnelle un sujet ou un objet. Celle-ci peut être utilisée afin de faciliter l’organisation et la diffusion des documents d’activité et d’archives historiques. La théorie des facettes se décline en trois modalités: l’analyse par facettes, la structure par facettes et le dispositif à facettes, chacune correspondant à autant de pistes de solution pour améliorer l’accès aux archives ainsi qu’à leurs données et métadonnées

Pour lire l’article complet : http://arbido.ch/fr/edition-article/2017/metadonnées-données-de-qualité/la-notion-de-facettes-appliquée-aux-archives-un-outil-pour-faciliter-lorganisation-et-la-diffusion

Congrès de l’AAQ 2017

Congrès de l’Association des archivistes du Québec 2017


Je suis heureux de participer au 46ième congrès de l’Association des archivistes du Québec (AAQ) qui se déroule du 31 mai au 2 juin 2017. J’y ferai une présentation dans le cadre de la session ”En marge de l’archivistique : pratiques filmiques et vidéographiques comme moteurs théoriques et pratiques de la réflexion archivistique” avec Annaëlle WinandSonya Stefan et Guillaume Vallée.

Mercredi le 31 mai à 15h15 au Palais des congrès de Montréal

 

En marge de l’archivistique : pratiques filmiques et vidéographiques comme moteurs théoriques et pratiques de la réflexion archivistique

Les mutations technologiques et les développements numériques qui marquent notre société bouleversent nos rapports au temps, à la mémoire, à l’espace et à l’autre. Cette situation incite les chercheurs à repenser leur discipline sous un nouvel angle, à reconsidérer leurs objets d’études dans un contexte changeant, ainsi qu’à mettre en œuvre de nouvelles collaborations. Dans ce cadre, l’exploitation des archives par les artistes suscite de plus en plus d’intérêt, tant dans les milieux académiques qu’artistiques: là où il était question de patrimoine et de mémoire, c’est maintenant «l’archive» qui est interrogée dans sa qualité d’outil conceptuel pour penser les transitions du numérique.

Dans ce contexte mouvant, il s’agit d’explorer de nouveaux terrains pour l’archivistique afin de renouveler la réflexion et de nourrir les pratiques. De récentes études ont mis au jour l’intérêt de l’exploitation des archives par les artistes dans un cadre archivistique. Il a été démontré que ces créateurs mettent en lumière certaines caractéristiques et fonctions des archives, qui ne sont pas forcément prises en considération par les archivistes. De plus, certains archivistes appellent à une prise en considération des pratiques et disciplines en marge de l’archivistique pour comprendre les changements initiés par le numérique auxquels la discipline doit s’adapter.

En partant du point de vue de l’archiviste américain Rick Prelinger qui affirme que les pratiques les plus intéressantes dans la redéfinition de notre relation aux archives proviendront des pratiques en marge, que pourrait-on apprendre des artistes qui ont une relation aux archives dans leurs pratiques ? En adoptant un point de vue interdisciplinaire, cette conférence immersive propose d’instaurer un dialogue entre les différents acteurs réunis autour de l’archive, pour répondre aux interrogations actuelles des archivistes qui ne trouvent pas toujours de réponses dans le cadre traditionnel de leur discipline.

Simon Côté-Lapointe abordera la question de l’exploitation créative des documents audiovisuels d’archives numériques et en quoi celle-ci pousse les institutions et archivistes à repenser leurs moyens d’organisation et de diffusion sur le Web.

Guillaume Vallée abordera la question de l’artiste en tant que bricoleur et la relation qui existe entre ses différents dispositifs de création/diffusion et l’archive cinématographique, principalement au sein d’une scène audiovisuelle alternative.

Sonya Stefan parlera de sa pratique, qui mêle les médiums de la danse, du cinéma et des performances audiovisuelles, tout en mettant à l’honneur les défauts. Elle utilise des matériaux abimés de tous genres: des pellicules d’archives cinématographiques, des machines dysfonctionnelles et différents médias numériques trouvés sur l’Internet.